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L'Apocalypse

Tout est-il écrit ?

Voici un écho de la troisième étude biblique qui a eu lieu dans notre paroisse. L'objectif ici n'est pas de refaire l'étude biblique, mais que vous puissiez recevoir un écho de ce qui s'est dit. Je ne pourrai malheureusement pas entrer dans les moindres détails car il est difficile de tout retenir, mais j'espère que cette page vous donnera une idée de ce que peut refléter ce livre.
Si vous ne l'avez déjà fait, je vous conseil de lire la première étude biblique sur le chapitre 13, la deuxième sur le chapitre 16 et les réflexions.

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1. Lecture et compréhension

Lire Apocalypse 21

Qu'y a-t-il avant Apocalypse 21 ? Juste avant, il y a le Jugement. Et lors de ce jugement, il y a des livres et un Livre. Cela représente la mémoire de Dieu. Puis il y a la résurrection générale.

Mais on ne s'arrête pas là !

Après Apocalypse 21, on va voir une conclusion qui ne sera pas abordée ici. Voyons ce qui nous attend :

- Le monde nouveau 21:1-8
On trouve aussi des références dans Esaïe 25:8 65:11 65:16 65:18 et 65:19

- La Jérusalem céleste 21:9-27

- Le Paradis 22:1-5
On trouve aussi des références dans Ezékiel 47

Regardons maintenant en détail ce chapitre 21. Lors de cette étude, des mots importants ont été ressorti des versets. La version utilisée et la version en français courant. C'est pourquoi il peut y avoir des différences avec la version Louis Segond (que nous utilisons sur ce site).

V. 1 ciel, terre, mer
Le ciel. On pense qu'il s'agit du ciel spirituel. Même le ciel doit être refait. Il a aussi été marqué par la chute.
La mer. Elle est descendante du chaos primitif. C'est aussi le symbole de tout ce qui est menaçant.

V. 2 descendait du ciel, épouse
Une Ville qui descend... c'est pas logique
L'épouse représente l'Eglise de Dieu. Mais pas l'Eglise telle que nous la connaissons. Pas l'Eglise des hommes. C'est vraiment ce qui vient de Dieu.

V. 3 demeure, ses peuples, Dieu qui est avec eux
La voix qui vient du trône, c'est Dieu.
Demeure est un mot grec qui veut dire tente. C'était le lieu de communion entre Dieu et les hommes. La Ville deviendra le temple.
Ses peuples. Il existe différentes traductions. C'est une perspective de l'Apocalypse. Ce sont ceux qui restent après le Jugement.
Dieu qui est avec eux. Emmanuel ! Voir aussi Esaïe 7:14

V. 4 le monde ancien a disparu
Selon Paul, le vieil homme qui disparaît. C'est un renouvellement individuel. Voir aussi 2 Corinthiens 5:17 => pour l'individu. Maintenant il est dit du monde.

V. 5 écris
Pourquoi écris ? Pour témoigner, pour que cela reste ! C'est comme si on voulait sceller les paroles. L'autre aspect de ce verset c'est l'ancien et le nouveau. Dans nos têtes, Dieu est vieux. Pourquoi ? Parce qu'il a déjà été là bien avant nous. Mais Dieu n'est plus du côté vieux ; il est du côté neuf et du jeune. L'éternité est continuellement neuve !

V. 6 c'en est fait, eau
On retrouve ces mots dans Apocalypse 16.
Jésus revient pour la 3ème fois. C'est un bout de l'histoire de Dieu qui se finit.
L'eau ici est un symbole très fort, plus que chez nous et le simple fait d'ouvrir un robinet (elle n'est pas très courante dans les pays arides)

V. 8 quant aux, seconde mort
La mer a disparu, mais l'étang est encore là. Il y a une réalité du péché. On ne fait pas comme si ça n'avait pas existé. Le royaume vient à travers un combat.

V. 9 l'un des sept anges
Cet ange est déjà mentionné en Apocalypse 16. Il n'y a pas de hasard, c'est le même. Maintenant il annonce l'épouse. Pourquoi annonce-t-il un jour un Jugement et l'autre une Grâce ? C'est pour montrer que le Jugement et la Grâce c la même chose. Il utilise les même mots et effectue les mêmes actions. Même son jugement est grâce.

V. 10 il me montra la cité
Jean travail en symbole. Le texte utilise une sorte de structure en spirale et on revoit certaines choses qu'on a déjà vues. Ce texte n'est pas linéaire.

V. 11 gloire
La gloire c'est la présence de Dieu. Il utilise le jaspe cristallin (qui brille) pour tenter de décrire la gloire de Dieu.... Mais qui peut la décrire ? Il essaye d'utiliser ce qui est pour lui de plus beau pour la représenter mais même cela ne l'égalera pas...


Voici à quoi peut ressembler une pierre de jaspe
(ici du jaspe rouge, il y en a plusieurs espèces)

V. 12 douze, Israël
Le chiffre douze représente l'entier du peuple, les disciples.

V. 13 Ce verset nous montre que l'on peut venir de n'importe où ! 3x4 = 12 ! Chiffre symbolique.

V. 14 douze, apôtres
Plénitude d'un peuple. Voir aussi Ephésiens 2:20. Mais qui est le douzième apôtre si Judas n'est plus ? Eh ! bien il s'agit de Matthias.

V. 15 mesure humaine
C'est pour qu'on puisse se représenter les choses... à notre échelle.

V. 16 12000 stades
12000 stades représente 2220 km. Ce verset nous montre que la Ville est cubique... C'est pas très bien fait tout ça. Pourquoi ? Parce que c'est un symbole de perfection.
Le seul autre cube que l'on trouve dans la Bible est le Saint des Saints. Voir 1 Rois 6:20. Cette Ville va devenir le Saint des Saints.

V. 17 144 coudées = 12x12
Cela représente environ 64m de haut. C quelque chose de très bien fait.

V. 18 semblable
Ce qu'il décrit est tellement beau que les mots ont atteint leurs limites.

V. 19-20 pierres précieuses
Ces pierres étaient sur le pectoral du Grand-Prêtre. Pourquoi la cité le porte-t-elle ? C'est pour marquer la présence des tribus d'Israël. (12 tribus). Le Grand-Prêtre était un médiateur mais maintenant il n'y en a plus besoin car Dieu est présent. Ces pierres montrent aussi la Richesse de Dieu.

Représentations des pierres

Améthyste

Béryl (travaillé)

Calcédoine (travaillé)

Chrysolithe (travaillé)

Chrysoprase

Emeraude

Jaspe

Opale

Saphir (travaillé)

Sardoine

Topaze
Chaque pierre peut porter des couleurs différentes, plus cristalline, plus claire, plus foncée, etc.
Sous forme naturelle, la pierre peut prendre un aspect différent

V. 21 Ce verset exprime la beauté de la Ville.

V. 22 le temple
C'est le lieu de la médiation. Ici il n'y en a plus besoin. Voir aussi Jean 2:19-21.

V. 23 l'illumine, flambeau
C'est la victoire sur les ténèbres !

V. 24 rois de la terre
Cela montre l'ouverture sur les nations. On retrouve la notion de Rois Mages. Les rois sont les chefs des nations.

V. 27 Livre de Vie de l'Agneau
On se rapproche d'Apocalypse 20. Il y a deux types de livres : ceux avec nos vies inscrites dedans et celui avec notre nom inscris dedans. On sera jugé sur ce qu'on est ! C'est ça la grâce de Dieu.

Lire Apocalypse 22:1-5

Ch. 22 V. 1 fleuve
Voir Ezékiel 47. Le fleuve rappelle le Saint-Esprit

V. 2 Ce fleuve coule au milieu de la Ville. L'arbre de la Vie se retrouve lui aussi au milieu de cette Ville. C'est un bout du Jardin d'Eden qui se retrouve au milieu de la Ville. Cela montre une unité entre le Jardin et la Ville. Notons qu'il est précisé ici que c'est le feuillage qui guérit et non pas le fruit de l'arbre.

2. Vivre sous l'horizon du Royaume 3. Distinction entre ciel et terre

...

4. Une Ville et pas un jardin

Ça avait commencé avec un Jardin. La boucle n'est pas bouclée car cela ne se termine pas avec un Jardin, mais avec une Ville. L'arbre se trouve au milieu de la Ville maintenant. Mais pourquoi ce n'est plus un Jardin ?

Il y a un accomplissement : l'arbre se retrouve au début et à la fin.

Le jardin est une petite chose. Il n'en existe que deux, celui de l'Eden dans la Genèse et celui de la bien-aimée dans le Cantique. Certes, le jardin est un domaine privilégié de la rencontre. Dieu prenait plaisir à y venir converser, à la brise du soir, avec Adam, et les échanges des deux amoureux dans le Cantique sont dans toutes les mémoires et les imaginations.

Bibliquement, l'origine de la Ville remonte à Caïn qui construisit la première, à laquelle il donna le nom de son fils, Hénoch (Genèse 4:17), c'est-à-dire Dédicace.
De cette ville viendra la tour de Babel. Après le déluge, les fils de Noé font souche et "c'est à partir d'eux qu'on se dispersa sur toute la terre" (Genèse 9:19). Cette dispersion est ressentie comme un mal et les hommes décident de s'unir pour se bâtir une ville "de peur que nous ne soyons dispersés à la surface de toute la terre" (Genèse 11:4).

La ville est une réalité ambiguë :
- La ville biblique est souvent traitée de rebelle à Dieu.
- La ville est le fruit le plus audacieux et le plus ambitieux de l'ingéniosité humaine.

Tout le long de l'Ecriture, la ville est l'instrument de la révolte de l'homme contre Dieu. Bibliquement elle est le lieu de malédiction, impitoyable, lieu de la guerre et de l'oppression, de la richesse et de l'esclavage... cf. jugement de Babylone.

Il n'est pas quelconque que le mouvement du perpétuel retour soit brisé et que, partis d'un jardin, nous n'y rentrions pas. Dieu, dirait-on, a renoncé à son projet primitif d'une félicité champêtre. Peut-on dire qu'en nous offrant la Jérusalem bâtie de ses mains, Dieu assume l'effort de l'humanité qui a travaillé à établir des relations sociales et fraternelles dans le cadre de ses villes ?

Ainsi, nous n'assistons pas à un retour à l'origine. Ce n'est pas le maintien du plan primitif de Dieu. Le Dieu biblique n'est pas ce Dieu abstrait qui, ayant eu une idée au début, la maintient envers et contre tout et refait un jardin parce qu'au début c'était son plan.

Qu'est-ce que cela signifie ? Tout simplement que Dieu n'annule pas l'histoire et l'œuvre de l'homme, mais au contraire l'assume.

Tout est-il écrit ?

L'Apocalypse s'accomplit. Mais pour qu'on change les choses. Dieu n'est pas le destin. Il prend en compte ce qu'on a fait et dit. Voir 2 Pierre 3:9.

Dieu nous accueil, il nous prend comme nous sommes

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